Une capsule temporelle… numérique

Une capsule temporelle… numérique

Préserver des témoignages, des informations pour les générations futures, c’est bien la définition d’une capsule temporelle. Ces boîtes dans lesquelles on met des objets, témoins de notre époque, avant de les enterrer à l’adresse de nos descendants. Sur le principe, l’association Fenêtre ouverte sur La Réunion fait exactement cela, mais sous forme numérique.

En effet, si les Archives départementales travaillent, par exemple, sur la conservation des documents, aucune œuvre collective et globale dans l’Île s’était attardée sur la préservation du patrimoine visuel ; de ce que l’on voit tous les jours. Le volcan, un bout de telle ravine, de plage, d’usine… Le projet n’a pas forcément vocation à avoir un penchant « artistique » ; il s’attache surtout, sous la houlette de trois photographes vidéastes (Fabrice H, James Caratini et Luc Perrot) et avec l’aide de plusieurs partenaires, à conserver des traces, dans la meilleure définition possible.

Pour stocker le tout, et pouvoir espérer que tout puisse survivre des années (voire des siècles ?), il a fallu se poser la question de l’archivage. Elle a été résolue en utilisant des disques durs synchronisés, des stockages sur des serveurs chez OVH (hébergeur de sites) ainsi que chez Amazon. Pas bête : dans des centaines d’années, il y en a peut-être bien au moins un des trois qui sera mort, en plus de nous et de nos souvenirs de La Réunion en 2015.

Texte : L. ; A. C. ; L. C. / Photos : Fenêtre ouverte sur la Réunion