Les robots de Fabien

Les robots de Fabien

Des petits personnages habillés d’éléments de récup’, des références en veux-tu, en voilà, Fabien Saliman s’amuse comme un petit fou.

 

Peinturlurer, visser, tailler, coller, après avoir fouiné et récupéré : c’est un peu abrupt, mais c’est sûrement la meilleure manière de parler du travail de Fabien Saliman en ce qui concerne le côté “sculpture” de ses productions. Il peint aussi, certes ; mais nous avons choisi de nous intéresser surtout à ses petits personnages, concentrés de références à la pop culture des années quatre-vingt, quatre-vingt-dix. Il y a d’abord ses robots, sortes de Transformers complexes. Et puis ses samouraïs rigolos, un peu potelés mais sacrément bien habillés.

Prof’ d’arts plastiques à La Montagne, Fabien s’amuse sur son temps libre. Il achète des personnages en vinyle tout nus, ce qui lui procure une base pour la suite. En même temps, il farfouille dans les brocantes, histoire de récupérer un maximum d’éléments qui lui permettront d’habiller ses bonshommes. Des bouts de paniers à salade, des poignées de porte, des cornes de zébus, des morceaux de jouets en tous genres, tout peut faire l’affaire à condition qu’il trouve un moyen d’en faire quelque chose. Un quelque chose qui s’adaptera à son projet. Adapter est bien le mot : ce qu’il aime, en plus de fouiner, c’est “travailler” les éléments. On peut parler d’artisanat, tant il joue aussi avec ses outils, quitte à modeler ce qui lui manque en pâte Fimo. Tant, aussi, certains projets sont chronophages : on parle ici de dizaines d’heures de travail… Le résultat, c’est donc toute une série de personnages un peu futuristes, qui ne manqueront pas de rappeler des souvenirs aux amateurs de dessins animés ou de jeux vidéos japonais d’il y a une vingtaine d’années. C’est le principe des art toys : ça rappelle un peu l’enfance, sauf qu’on ne joue plus avec. Enfin, on a quand même l’impression que Fabien s’est bien amusé à les fabriquer, quand même… Les personnages de Fabien Saliman sont visibles sur sa page Facebook du même nom ou dans les différentes boutiques éphémères Kriko.

 

 

Texte : A. C. / Photos : G. D.