Le Parc enchanté

Le Parc enchanté

Livrée en 2013, la Maison du Parc national à la Plaine-des-Palmistes propose un écrin vert à ses utilisateurs. Et BuzBuz pique un peu le slogan des architectes : faite de bois, matériau passif qui copie le temps extérieur, la maison demande des utilisateurs actifs.

Nous n’avons rencontré que des gens contents d’avoir participé à la Maison du Parc national. Cédric Delahaye, du cabinet Antoine Parrau architectures : “Il est rare pour un architecte d’être sur un projet avec autant d’énergie positive de la part de tout le monde.” Et il n’est pas simple de faire un tel chantier à La Plaine.

Isabelle Bracco, responsable du secteur Est du Parc et notre guide a passé une bonne partie de l’année à expliquer à ses collègues le fonctionnement du bâtiment. La maison est construite majoritairement en bois (on n’y trouve que deux murs de béton), c’est un matériau passif : quand il fait froid (ou chaud) dehors, il fait froid (ou chaud) dedans. Mais l’architecte a muni les façades orientées nord de verre et de jalousies. Quand le soleil tape, l’intérieur du bâtiment se réchauffe, ce qui arrive en général le matin. Le petit truc se trouve dans un système de couloirs. Chaque bâtiment administratif fait l’épaisseur d’un bureau et d’une coursive séparés entre eux par une porte en verre et des jalousies. C’est ce couloir qui se réchauffe ou se refroidit le plus. Quand le couloir est chauffé, les utilisateurs sont invités à ouvrir leur porte et fenêtre. Quand le couloir se refroidit, ils doivent faire l’inverse pour garder la chaleur à l’intérieur. De plus, le bâtiment traversant permet la circulation du vent au moment des grosses chaleurs. De gros tuyaux en plexiglas blanc et remplis d’eau permettent aussi une circulation de la chaleur sur les deux étages. Une exception : l’endroit réservé au public bénéficie d’un chauffage d’appoint qui a fonctionné huit jours l’année dernière. La maison est recouverte d’un toit en zinc qui en façade sud se prolonge assez bas, ce qui permet d’acheminer les eaux de pluie jusqu’au sol en protégeant le bâtiment sur pilotis (encore un tout petit peu de béton). Dans son écrin vert fait de plantes endémiques, voilà un lieu de travail agréable ; il paraît même que les gens ne se font pas trop prier pour monter à La Plaine pour des réunions.

 

Texte : A. S. / Photos : G. D.