Féminisme grinçant

Féminisme grinçant

Le travail d’Alice Aucuit, céramiste, annonce clairement, et certains diront “crûment”, son idée d’“esthétique”. C’est sexuel, phallique ou touffu, parfois les trois, comme c’était le cas en vitrine de la Tête dans les Étoiles récemment. La plasticienne décline avec des pièces très différentes son credo féministe : “Montrer la différence entre ce qu’on apprend à une femme à désirer et ce qui lui donne vraiment du plaisir”. La princesse Disney est donc malmenée ; le “prince” d’Alice Aucuit est beaucoup plus franc sur ses véritables envies. Mais Alice est avant tout une céramiste qui, depuis seize ans, peaufine sa technique. Elle est d’ailleurs intarissable sur les différents types de cuissons et de fours. Elle utilise notamment pour cette exposition du grès et de la porcelaine. À inspecter plus attentivement les pièces, on y voit un travail minutieux. Tout de suite visible, la précision du travail sur un coeur mis sous cloche comme une certaine rose qu’une Belle n’aurait jamais dû toucher. L’exposition ravira les amateurs de bizarreries qui ne met pas le “beau” au coeur de sa réflexion.

 

ALICE AUCUIT-1