Commun accord

Commun accord

Véronique qui marche aux coups de coeur, Jérôme qui sait ce qu’il veut, quitte à attendre dix ans pour la perle rare. Aux murs, des toiles ; partout des bibelots chinés.

 

 

Quel est l’objet qui vous tient particulièrement à coeur ? Un jour en regardant la télévision, il y a quinze ans, je tombe sur un reportage parlant du travail de Georgia Russel. Coup de foudre artistique. Un an plus tard lors d’une réunion d’anciens élèves d’école d’art, un ami me présente sa femme, l’artiste en question. Plus tard, Véronique est tombée enceinte de la petite dernière, nous savions que nous allions l’appeler Garance (référence aux Enfants du paradis). Je voulais lui faire un cadeau et ai repensé à Georgia Russel. Nous avons communiqué pendant sept mois par mail. Et quand Véronique revenait de la maternité, la sculpture arrivait.

Avez-vous une anecdote à propos d’un des objets ? Nous avons deux peintures qui se font face (l’une choisie par Jérôme, l’autre par Véronique) et qui ont été faites par mon frère. Il est décorateur pour le cinéma. Par le biais du chef décorateur de Cédric Klappisch, il s’est retrouvé à devoir peindre des toiles pour l’appartement de Cécile de France dans Les Poupées Russes.

Qu’est ce que vous recherchez dans votre décoration ? Nous aimons bien ce qui est vintage. Je chinais beaucoup, mais à La Réunion c’est plus difficile. J’ai beaucoup de cendriers de marques par exemple.

Votre prochain achat ? Faire construire notre maison. Elle sera d’inspiration industrielle avec des matériaux bruts, béton et bois.

Quelque chose que vous n’achèteriez pas ? Un fauteuil en rotin, genre Emmanuelle (Jérôme). Un gros fauteuil fait pour regarder la télévision avec portegobelet (Véronique).

Vous lisez quoi en ce moment ? Le Royaume, d’Emmanuel Carrère.

Vous écoutez quoi en ce moment ? The Last Shadow of Puppets, l’album The Age of the Understatement.

 

Texte : A. S. / Photos : G. D.