Citadin

Citadin

Nous sommes allés chez Laurent Segelstein, monsieur « patrimoine culturel » de la mairie de Saint-Denis. Chez un homme « bordélique mais qui [s]e soigne », amoureux de la vie citadine.

 



Ton endroit favori dans la maison ?Une maison, c’est un ensemble d’espaces complémentaires. Je suis célibataire, je vis avec mon fils la moitié du temps, je peux donc investir les lieux à mon gré. Les pièces de toilette sont celles qui restent sans doute les moins agréables : conçues à l’ancienne, elles ne sont ni belles, ni fonctionnelles.

Ordonné ou bordélique ?Bordélique, mais je me soigne ! La présence d’un enfant ne permet pas de dérive. Je ne peux pas demander à mon fils de ranger sa chambre et ne pas montrer l’exemple…

Ville ou campagne ?Ville, mais dans une maison, avec un jardin arboré, comme ici. Je suis un vrai citadin, j’aime la ville, sa dynamique, et tout le paroxysme de la société qu’elle représente. C’est là que ça se passe. Je suis parisien d’origine, j’ai été formaté ainsi, en citadin.

Qu’est-ce qui te ferait craquer ? Une œuvre d’art, de Francis Bacon par exemple…

La chose la plus insolite que l’on puisse découvrir chez toi ?Le rail de chemin de fer qui se trouve dans le jardin. Il a été planté dans un coin pour baliser le terrain, certainement à l’époque du démantèlement du chemin de fer.

Si tu ne devais garder qu’un seul objet ?Ah non, ne touchez pas à mes objets !

Une anecdote à propos d’un de ces objets ?La petite porte de cuisinière en fonte émaillée, je l’ai trouvée dans un terrain vague en voie de reconstruction. Elle évoque une certaine époque, et le design spécifique des années 50.

Qu’est-ce que tu ne pourrais pas avoir chez toi ?Il n’y a pas objets qui ne soient pas intéressants, c’est une question de contexte.

En cuisine, as-tu une spécialité ?Une blanquette de veau et une charlotte au chocolat en dessert. J’ai d’ailleurs un sac de chocolat pâtissier dans mon placard, pour les desserts.

Un bon plan « maison » à La Réunion ?Je chinais beaucoup quand j’étais Parisien. Je continue à avoir le réflexe de ramasser des choses dans la rue, comme la porte de la cuisinière, ou le jouet à tête cassée.

Où aimerais-tu vivre, ailleurs qu’ici ?J’ai choisi de vivre ici, à Saint-Denis, et je trouve que c’est un petit paradis. Le rêve : une maison d’architecte ultra contemporaine, dans Saint-Denis.

 

Texte : A. R. / Photos : G. D.