C’était un petit jardin…

C’était un petit jardin…

Bas de la Rivière, Saint-Denis. La cour de l’ancien collège Reydellet est devenue un jardin où il fait bon flâner au milieu d’herbes pas si folles que cela.

 

« C’était un petit jardin / Avec une table et une chaise de jardin… » On ne parlera pas ici d’un jardin au fond d’une cour à la Chaussée d’Antin, mais on y a pensé très fort, en se promenant dans l’espace Reydellet. Ça ne sent pas le Métropolitain, mais la ville n’est pas loin…

Reydellet fut d’abord une école, puis un collège. Des bâtiments vieux de cinquante ans, devenant trop exigus et, disons-le, vieillots, pour accueillir les élèves du Bas-de-La-Rivière. Le Conseil général, décida donc de déménager tout le monde pas loin, puis de réhabiliter les lieux. « C’était abandonné et désaffecté, mais nous n’avons rien démoli », se souvient Mariam Locate, l’architecte ayant travaillé sur cet « Espace Reydellet ». « Les murs en maçonnerie étaient encore assez solides. »

Les anciens bâtiments – dont les étages ont dû être condamnés – sont devenus des locaux pour quelques associations, ainsi que l’atelier de la filière « bois de goyavier ». Voilà plusieurs dadas – Reydellet, les associations, les bois de goyavier… –  de Nassimah Dindar, présidente du Conseil général élue à Saint-Denis, réunis en un même lieu.

Le site trouve surtout son originalité dans ce qui fut, pendant longtemps, la cour de récré. Au pied de la falaise reliant le « BLR » au centre-ville, et entre les bâtiments, adieu bitume. « Il a été découpé au laser », poursuit Mariam Locate. « Nous voulions conserver les grands arbres déjà présents, qui apportaient un peu d’ombre, pour ensuite réorganiser le jardin autour. Garder du végétal dans le minéral. »

Ouvert il y a un peu plus d’un an, l’Espace Reydellet a quelque peu évolué. Le bardage en bois des façades imaginé par Mariam Locate s’est vu « décoré » de sculptures en bois de goyavier, les habitants du quartier se sont appropriés le lieu et un petit « marché péi » se tient une fois par mois. On appelle ça un lieu de vie.

 

 

Texte : L.C. / Photos : G.D.