C’est top, Sawyer

C’est top, Sawyer

Deux Nicolas, un Michael, voilà donc Sawyer. Un groupe de rock… quel rock, d’ailleurs ? “Puissant, sombre et mélodique”, propose un des deux Nicolas. Ça ira ; on n’avait pas d’avis sur la question, de toute façon. Le trio, composé en gros depuis deux ans, tourne dans le Sud et l’Ouest, dans ces bars ayant un peu de place pour accueillir les gratteux – allo, le Nord ? – et le public qui va avec.Travaillant exclusivement sur leurs propres compos – c’était, à la base, le but de la création du groupe et de la petite annonce qui allait avec – Sawyer espère avoir accès aux salles du coin, voire d’ailleurs. “Avant le premier concert, on n’avait pas de nom, il nous a fallu en trouver un en quelques minutes. Sawyer, ça sonnait bien, on avait décidé ça en attendant de trouver mieux. Bon, on n’a pas cherché autre chose, finalement”, raconte un des deux Nico, retraçant ainsi un parcours démarrant dans un bar, visant désormais le Kabardock ou le Palaxa. Pour cela, ça aide, de se faire connaître. Un clip est sorti, tout de pluie et de noir et blanc vêtu – paraît que la guitare n’a pas trop souffert – ainsi qu’un album de dix titres, Hellich Spiral. Les mecs n’ont cessé de nous le répéter, ils veulent bosser sérieusement, ils ont de l’ambition. On a écouté, on a vu : leur travail, en effet, c’est carré, propre. Il y a du boulot derrière.

 

 

Texte : L. C. / Photo : M. T.